Les charognards de la crise des “subprimes”

“Plus de 500 maisons sont saisies chaque jour en Californie. La crise des subprimes enrichit les spéculateurs immobiliers. A charge, pour eux, d’expulser les ex-propriétaires.”

En Californie, depuis le début de l’année, plus de 500 maisons sont saisies chaque jour. Au total, 3,6 % de toutes les propriétés achetées à crédit sont en défaut de paiement, et des procédures de saisie ont été lancées pour les deux tiers d’entre elles. Pour être au courant à l’avance de toutes les bonnes affaires, les spéculateurs sont abonnés à des sites Internet spécialisés, qui sont devenus leur principal outil de travail. L’un des plus célèbres, Foreclosureradar.com (”radar des saisies”) a été créé par Sean O’Toole, un informaticien qui a gagné beaucoup d’argent dans l’Internet avant de se recycler dans l’immobilier. Aujourd’hui, M. O’Toole, la quarantaine mince et nerveuse, vit à Discovery Bay, un port de plaisance niché dans un delta débouchant sur la baie de San Francisco. A côté de chez lui, un lotissement de 550 maisons, achevé en 2007, compte déjà 77 propriétaires en défaut de paiement.”

Source : Le Monde, Les charognards de la crise des “subprimes”

2 Responses to “Les charognards de la crise des “subprimes””

  1. L’article précise “Selon la loi californienne, quand une banque récupère une maison, elle n’a plus le droit de réclamer d’argent aux propriétaires défaillants, la dette antérieure est effacée”. Et à moi de rajouter que la banque n’a plus qu’à se refaire en revendant ses dettes aux banques étrangères dont les notre.

    C’est grâce à des articles comme celui-ci qu’on découvre que le vrai cocu des subprimes c’est le petit couillon de client de la Société Général ou du Crédit Agricole qui voit ses intérêts et honoraires partir renflouer le système américain.

    Quand une banque française balance l’argent de ses clients outre-Atlantique sans espoir de retour, elle annonce une perte. Ce n’est bien évidemment pas une “perte” pour tout le monde. N’est-ce pas Monsieur l’expéditeur ?

    Quand aurons-nous l’honnêteté d’admettre que l’Amérique a en réalité fait financer par le reste de la planète son industrie du bâtiment en s’appuyant sur une clientèle prête-nom insolvable mais protégée et que nous en sommes les vraies victimes.

    C’est dans cette protection du consommateur US que réside la vraie justice sociale. Certes il n’aura plus la maison mais comme il ne l’aura pas payée et qu’il ne doit plus rien, il n’aura rien perdu, lui… et lui seulement.

    Chez nous qui avons le meilleur-système-que-le-monde-entier-nous-envie, quand un emprunteur est défaillant, non seulement il perd la maison mais en plus il continue à rembourser sa Société Général ou son Crédit Agricole adoré et en plus il paye des intérêts et même des pénalités qui iront se perdre (pas pour tout le monde) dans des investissements exotiques.

    Merci de nous faire découvrir que le consommateur américain et bien mieux protégé contre les banques que le français. On extrapole même que c’est le consommateur de services bancaires français, entre autres, qui assure cette protection.

    Toujours fiers de nos lois et de notre protection sociale ?

  2. Exactement mon cher bormoskin

    C’est exactement la réflexion que je me suis faite, ce sont les banques et par ricochet les clients qui trinquent.

    Mais voilà, on comence à prendre conscience de l’ampleur des saisies et je vous publie de suite un article sur les mesures réclamées pour y mettre fin.

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