Immobilier : 2008, année de la baisse ? (Express)

Cet article, qui date de quelques semaines, mais que je n’ai pas encore “répertorié” ici, est tout simplement incontournable ! Et franchement, il est difficile de choisir les “morceaux choisis”.

«C’est comme s’il n’existait plus du tout de marché», constate Nathalie Naccache, directrice de l’agence Fortis Immo, dans le Ier arrondissement. Un cas loin d’être isolé, qui témoigne de l’inquiétude ambiante.

Les prix, eux, ne montent pratiquement plus. «Et, désormais, il n’est pas exclu qu’ils baissent», affirme, pour la première fois depuis de longues années, René Pallincourt, président de la Fnaim.

“Pour la première fois depuis dix ans, le volume de prêts accordés a chuté», s’exclame Christophe Cremer. Un très mauvais signe. «Si cette tendance se confirme, je commencerai à m’inquiéter, affirme Michel Mouillart, professeur d’économie à Paris X-Nanterre, car, chaque fois que les établissements de crédit ont réduit leur production, les conséquences ont été sérieuses. Comme durant la période 1989-1993 (- 25% de recul d’activité) et en 1995 (- 10%).”

«Le marché devient de plus en plus sélectif. Et la médiocrité ne passe plus», note Xavier Gonzalez Dolz, patron de Restaura, promoteur espagnol qui investit en France.

L’heure n’est donc pas au catastrophisme. A moins, bien sûr, que la crise américaine ne s’amplifie et ne touche l’Europe de plein fouet. Une bulle immobilière pourrait alors éclater, comme le pronostique déjà Marc Touati, économiste chez Global Equities. Dans ce cas, les prix pourraient s’effondrer, comme en 1990. Un scénario noir que les Français, qui aiment toujours autant la pierre, se refusent à imaginer. Pour le moment…

Source : Express, 2008, année de la baisse ? Cette image a déjà près de deux ans et c’est Mat qui me l’avait envoyée, merci.

2 Responses to “Immobilier : 2008, année de la baisse ? (Express)”

  1. Que cela nous plaise ou pas, ce sont des leaders d’opinion, les Pallincourt et les Mouillart, en matière de l’immo.

    Jusqu’à présent la presse a souvent annoncé la fin de la fête, cad un retournement du marché immo, mais c’est la première fois que les professionels sont aussi pessimistes. Sauf un patron de PAP, qui nous avait promis - 40 % en 2006-2008.

    Mais après des sorties comme celles là, les gens se disent, prudence, les carottes sont cuites. Même s’il est possible que ni Pallincourt, ni Mouillart ne savent pas exactement coment va évoluer le marché immo français.

  2. Exactement :

    Lis ce commentaire de Frosty sur bulle.immo.net :

    “Ce qui m’intéresse là-dedans c’est, comme je disais, que les haussiers perpétuels “médiatiquement officiels” aient changé de discours, et ça c’est quand même un sacré cap de franchi.

    En tout cas, je trouve que c’est toujours bon pour aider au changement des mentalités ce genre d’article (comme les couvertures de Challenges placardées).”

Leave a Reply