La crise américaine peut-elle s’internationaliser ?
Oui, elle peut s’internationaliser car les marchés sont corrélés, et la France va traverser une période difficile.
C’est la plus grave crise en Amérique depuis la grande dépréssion qui a démarré. Nous assistons à un phénomène de fièvre acheteuse auto entretenue, en Amérique comme en France. Le public a été endormi par un mythe, alimenté par les lobbies. On lui a répété que ”le prix des logements finit toujours par remonter”, ce qui a poussé les gens à cette folie, d’ acheter des maisons surévaluées.Il y 50 ans, le prix d’une maison représentait 15 % de celui du terrain. La pierre n’était pas considérée comme un investissement , et ne faisait objet de la folie spéculative.
Si la hausse se transmet comme une épidémie, il en est de même pour la baisse. L’accroissement des inégalités, dont la cause est l”explosion des prix des logements, est porteur de tension sociale.
Les difficultés ne font que commencer. Lorsque les propriétaires seront confrontés à la dure réalité d’un marché qui ne correspond plus la valeur de leurs biens, la désilluion sera grande.
A lire l’article dans Les Echos : le professeur SHILLER ne mâche pas ses mots : « La crise immobilière ne fait que commencer »
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